PLAYLIST://20/07/2010

Best Coast, Wet Illustrated, Weed Hounds, The Vaselines, Stereo Total, Twin Lions, The Native Cats, The Grids, Herzfeld Orchestra, SFHHH, Veronica Falls, Sons of Frida, Police and Thieves, Birds & Wires, Tennis, Ox Scapula, CCCANDY, O Children, Paul Hawkins & The Awkward Silences,

01 Best Coast : the end “Crazy for You” Mexican Summer 2010

Le premier album tant attendu de Bethany Cosentino, moitié du groupe Pocahunted, qui après avoir sorti de succulents singles pop et sucrés réussit haut la main l’examen du long format. Idéal en cette période estivale, Best Coast fait renaître l’expertise de girls band sixties au travers d’une approche minimale à la Mecca Normal. Mélodies intemporelles et brises légères sont au rendez-vous de ce petit bijou d’indie pop.

02 : Wet Illustrated : born stroked « ep » Corvette City 2010

Très bon single pour ce jeune duo américain passionné par les Modern Lovers et la Blank Generation. Du rock typiquement New Yorkais pour cette intéressante formation californienne.

03 : Weed Hounds : beach bummed « ep » Iron Pier 2010

On reste dans cette tonalité mélodique avec les Weed Hounds, quatuor de la Grosse Pomme qui n’hésite pas le temps de cet excellent 45 tours à faire le lien entre Best Coast et le revival garage incarné dernièrement par Harlem, Black Lips et consorts.

04 : The Vaselines : my god’s bigger than you god « Sex with an x » Sub Pop 2010

Le retour sans éclat d’Eugene Kelly et de Frances Mc Kee, les deux membres originaires de ce groupe ecossais formé en 1986 et intouchables en matière d’indie pop le temps de leur deux premiers singles. Kurt Cobain les a portés aux nues tout comme Belle & Sebastian. A l’instar de leurs compatriotes de Teenage Fan Club, on est content d’avoir de leurs nouvelles, un peu moins d’écouter leurs nouveaux enregistrements.

05 : Stereo Total : alaska « Baby Ouh » Dare to Care 2010

Le tube ultime par excellence qui a d’ailleurs faille devenir notre nouveau générique. Un refrain imparable, des paroles burlesques et une orchestration des plus bancales font de ce morceau de un véritable trésor de kitcherie musicale. L’album est dédié à Jacno qui aurait été probablement satisfait de sa descendance et un poil jaloux de leur talent inestimable.

06 : Twin Lions : the greys « VA Family Time » Family Time

Excellente compilation du label Family Time qui permet sur un titre de mieux apprécier les différentes signatures :Dollchimes, Rapid Youth, Starnge Frames. Le cas de Twin Lions retient cette fois ci toute notre attention. Ce jeune groupe emprunte les sentiers récemment parcourus par Balaclavas, Wisdom Teeth, The Ex. On attend leur prochain ep avec une grande impatience.

07 : The Native Cats : survival house « Always On » Ride The Snake 2010

Excellente initiative du label Ride The Snake que de sortir en vinyl le premier album de ce duo australien sorti en CD-R l’année dernière. Difficilement trouvable, ce petit bijou de Front Wave minimaliste à la The Fall, période Beggars Banquet, bénéficie donc désormais d’une sortie digne de ce nom. L’album se découvre à chaque écoute et malgré l’influence évidente du groupe mancunien, The Native Cats propose un regard frais sur une musique froide, simple et mélancolique. On ne résiste pas au plaisir de vous diffuser ce véritable trésor post punk, un titre tout en faux semblant. Fabuleux !!!!!!!!!!!!!!!!!

08 : The Grids : Allergies « White Walls » Inkbot 2010

Quel plaisir de découvrir avec vous le premier mini album de cette formation originaire de Charlotte, qui n’hésitait pas à nous envoyer l’année dernière leur précédent single juste avant le début de cette émission pour vous faire partager leur plaisir de jouer. Les premiers pas de The Grids évoquaient un Dazzling Killmen fiévreux. Désormais, le groupe évolue dans un autre registre musical puisque leur noise rock hyperfuzzé lorgne vers les contrées explorées naguère par David Jones Locker, Dinosaur Junior. Le mix des guitares est étonnant mais Grids n’a rien perdu de sa hargne et de son indiscipline. Un disque tout simplement vénéneux.

09 : Herzfeld Orchestra : heartfield anthem « st » Herzfeld Records 2010

Le mensuel Magic a tout à fait raison d’insister sur la très très grande qualité de ce disque choral enregistré par plus de vingt musiciens, membres de différentes formations (Electric Electric, Drey, Loyola…) de cet excellent label en quatre jours, ni plus, ni moins.  Cet album varié et abordant de nombreux registres pop rock possède une unité sans faille et une qualité mélodique étonnante. Le disque bluffant du moment et un des meilleurs enregistrements pop de l’année.

10 : SFHHH : fake stress neuroptera « k7 » Skrot Up 2010

Ce groupe italien est le fils caché d’Arab on Radar et d’ Aids Wolf, ni plu ni moins. Cette K7 malgré le joyeux bordel qui y est inscrit, augure de belles promesses d’avenir à SFHHH dont le patronyme est des plus aisés à prononcer.

11 : Veronica Falls : beachy head  « ep » No pain in Pop 2010

Deuxième single pour ce quatuor Front Wave londonien qui marque une nette progression vis-à-vis de leur précédent enregistrement. Un soupçon de Lush, une harmonique Factory, un pastel à la Blondie et le tour est joué. Sans doute une des formations indie qui fera parler d’elle en Septembre.

12 : Sons of Frida : six and a half « The Bulgarian LP » Autoprod 2010

Si auparavant  la musique de ce groupe parisien ne m’avait pas particulièrement touché, il en va tout autrement de ce nouvel album. Sons of Frida ont personnalisé leur univers et gagné en intensité. Les influences Liars, Blonde Redhead, Pere Ubu s’estompent au profit de traversées électriques et d’orages mélancoliques. Ce disque s’immisce ainsi subrepticement dans l’intimité de votre platine pour le plus grand plaisir de ses auteurs.

13 : Police and Thieves : race to end « The Blizzard Sessions » Young Blood 2010

Le moment punk hardcore de l’émission avec ce groupe de Wahington qui revisite les débuts de Dischord en toute sincérité.

14 : Birds & Wires : the sun always rise « 12 » Amor Y Luchio 2010

Ces anciens membres de 1905 nous livrent l’un des meilleurs disques emo depuis fort longtemps. Birds & Wires plonge ses pas dans les voies empruntées naguère par Hoover, Lincoln, Fugazi. Superbes compositions, très bonne rythmiques et refrains entêtants font de ce maxi un petit bijou du genre.

15 : Tennis : baltimore « ep » Underwater People

Ce duo de Denver fait rimer pop sixties et Lo Fi à la Beat Happening. Economie de moyens mais belle écriture pop le temps de ce single estival.

16 : Ox Scapula : constant « Hands out » Gringo Records 2010

Après une démo et une K7 des plus convaincantes, ce jeune groupe anglais nous délivre enfin un premier album digne de ce nom. Leur noise rock influencé par la scène de Chicago sans oublier l’aspect mélodique de leurs confrères d’Ex Wives ou de Planquez, fait feu de tout bois. La production est très subtile afin de mettre en valeur le raffinement des plans de guitares. Un album très addictif après quelques écoutes.

17 : CCCANDY : bloke hunt « Lonesome Berlin » Avant 2010

L’instant « Supercopter » est réservé ce soir par un extrait du premier album de CCCANDY, une formation hexagonale influencée par le son de Sheffield : Cabaret Voltaire et Fat Truckers en tête de gondole.

18 :  O Children :  Faultline ‘st » Deadly People Recordings 2010

Ce groupe anglais que l’on suit depuis pas mal de temps a decidé de mettre fin à sa carrière underground pour séduire le plus grand nombre et notamment les fans d’Interpol, The Editor, voire Placebo. La majorité des titres que l’on adorait en version single, démo, est ici passé à la moulinette d’une production pataude et putassière. Dommage car ces compos Front Wave avaient tout pour plaire mais cette volonté de plaire à tout prix conduit O Children sur les des autoroutes de complaisance. On est très loin de la classe de leur amis de The Horrors et comme une mauvaise nouvelle n’est jamais orpheline : au secours, leur producteur a retrouvé les synthés de l’album « Wish » de The Cure.

19 :  Paul Hawkins & The Awkward Silences : seven inches tall “Apologies To The Enlightenment” Jesus Factory 2010

Allez dernière diffusion avant quelques temps de l’incroyable chef d’œuvre de Paul Hawkins qui de Pulp,à The Fall embrase dans un maelstrom insolent deux décennies de pop rock anglaise. Chaque écoute de ce double album unique et inique par son talent nous conforte dans notre première impression. A savoir que Paul Hawkins est le songwriter du moment et le secret le mieux gardé à ce jour de la Perfide Albion. Comme tous les grands disques, “Apologies To The Enlightenment”, transcende les genres et modifie les frontières. Enormissimmmmmmmmme !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

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