PLAYLIST://29/03/2012

Letters on Mountains, Fordamage, Love Sex Machine, Dreamdecay, Divorce, La Corde, High On Fire, Mermonte, Lisabö, Chantal Morte, Poles, Christian Bland & The Revelators, The Saint James Society, Yvette, Le Prince Harry, Off, Friend Collector, The Wedding Present

 

01 : Letters on Mountains : DBT “International Fateline” Autoprod 2012

Très bon premier album pour cette formation américaine influencée par Gastr Del Sol, Pinback et Red Krayola. Des arabesques dissonantes enrobent des sucreries pop très entêtantes. Difficile de ne pas résister au charme indéniable de cette pop rêveuse et intrigante qui réussit à convoquer les dialogues de Television sur cette ode à Syd Barret.

02 : Fordamage : hero worship “Volta Desviada” Kythibong 2012

Ce troisième album des Fordamage  (groupe au sein duquel on retrouve Vincent Dupaz et Pierre Marolleau de My Name is Nobody) ne cesse de m’impressionner, écoutes après écoutes. Ce disque est splendide, révélant un quatuor en colère et qui en a finit des comparaisons avec The Ex ou Arab On Radar. Honnêtement, je ne pensais pas que les Fordamage puissent atteindre un jour, un tel degré de créativité. Le chant, auparavant hésitant, est cette fois-ci totalement renversant. On y retrouve la même conviction rageuse qui animait le Bob Mould de « Metal Circus ». Les compositions sont variées, et souvent ahurissantes, à l’image de ce titre sur lequel on retrouve le chanteur des Moller Plesset. La production est flamboyante amenant le relief nécessaire à ces variations sur le fil. Fordamage est parvenu à se défaire des ses influences pour devenir une formation influente et ce disque risque fort de marquer les esprits comme a pu le faire l’année dernière le « Peer Amid » des Skull Defekts. Chapeau bas !!!

03 : Love Sex Machine : fucking battle « st » Throatruiner 2012

Excellent album pour cette formation hexagonale qui oscille avec brio entre Noise, Sludge et Hardcore. Isis, Eyehategod, Playing Enemy parrainent cet opus dont la production est stupéfiante. Un véritable déluge de guitares s’abat sur votre platine, porté par un chant hurlé qui sait se faire distant pour ne pas tomber dans la rengaine. Le son est immense et cela faisait bien longtemps que je n’avais pas pris un tel plaisir à écouter des compositions martelées avec autant de conviction. On les retrouvera le samedi 2 Juin dans le cadre du Tapette Fest à Campeneac (56).

04 : Dreamdecay : o2 “Fern CS” Autoprod 2012

Alors eux on va en reparler !!! Premier autoproduit avec un enregistrement assez moyen mais ce groupe a déjà tout bon. Une musique entre noise, post punk et indus. Big Black, Distorted Pony, Pink City se sont penchés sur le berceau de cette formation en devenir et il me tarde de les écouter avec une production moins LO-FI mais le plaisir est déjà là, à l’image de ce titre excellentissime. L’avenir leur appartient !!

05 : Divorce : stabby stab « Split ep w Jailhouse Fuck » Six Six Sixties 2012

Double actualité pour ce groupe écossais tant apprécié dans cette émission. Ce split single sort conjointement avec un tout nouvel ep, chroniqué comme d’habitude avec brio par Perte Et Fracas. Musicalement, rien de changé par rapport aux précédents ep, Divorce propose toujours une noise épileptique et trépidante, influencée par Melt Banana et Arab On Radar. Seul point commun entre tous ces enregistrements, l’excellence. Je ne sais pas si Divorce, a déjà jeté une oreille sur deux anciennes formations  écossaises : Stretcheads et Dawson mais on retrouve chez eux une même sensibilité musicale vis-à-vis des cassures de rythmes et des guitares dissonantes !!!

06 : La Corde : unmarked doors « Unmarked Doors ep » Autoprod 2012

SebHache : « Troisième EP pour ce groupe californien très influencé par le post punk anglais et The Deranged . Frustration ça vous parle ? C’est le pendant US ».

07 : High On Fire : bloody knuckle « De Vernis Mysteriis » EOne Music 2012

SebHache : « Instant « Motorhead » avec un extrait du nouveau crachat d’High On Fire, groupe de Mat Pike , ex Sleep . Stoner/Punk/Metal …. Pas besoin d’en dire plus sauf que les critiques du South By Southwest ont été unanimes sur la prestation live du groupe : incroyable !! ».

08 : Mermonte : été « st » Les Disques Normal 2012

Mermonte est le projet initié par Ghislain Fracapane (guitariste pour Fago Sepia, Heliport, Lady Jane…). Epaulé par de nombreux amis musiciens il a réussit à rassembler le matériel et l’élan nécessaire pour mettre en forme ses obsessions pop. Les Beatles, les Smiths mais aussi Talk Talk ou Philipp Glass se répondent mutuellement le temps de ce dialogue inédit, découpé en huit chapitres. Mermonte est pour la première fois monté sur scène au Jardin Moderne le jeudi 5 avril dans le cadre des 15 ans de Kérozène.

 

09 Lisabö : oroimenik gabeko filma “Animalia Lotsatuen Putzua » Bidehuts 2011

Depuis 2005 et  la sortie de « izkiriaturik aurkitu ditudan gurak », le groupe basque occupe une place à part dans cette émission et ce webzine. On avait été bouleversé par une musique qui oscillait entre des guitares dissonantes à la Sonic Youth-Deity Guns et des parties vocales assez proches de Fugazi ou Shotmaker. Le disque suivant « Ezlekuak » était éblouissant, lorgnant sur les plates bandes des défunts Distorted Pony et continue de hanter les sillons fatigués  de nos platines. Ce cinquième album nous a littéralement chavirés. Et pourtant, pas de révolution musicale, les références sont les mêmes mais le propos est plus sombre comme si durant ces cinq dernières années, Lisabö avait perdu une certaine forme de candeur. Le spectre musical est plus dense, le chant  plus désespéré, et les mélodies moins lumineuses .On a affaire à une véritable œuvre au noir, sans concession. On peut s’y perdre ou refuser le voyage dès les premières mesures. Le poing se lève mais il est désormais lourd de sens. Le jeudi 15 avril au Jardin Moderne, dans le cadre des 15 ans de Kérozène, Lisabö a livré un set inoubliable.

10 : Chantal Morte : happy “Mental Short” Animal Biscuit 2012

Ce deuxième album du duo Chantal Morte oscille entre un Kurt Weil essoré, un Tom Waits acidifié et un Neubauten au coin du feu. On retrouve même l’ami Red sur quelques titres, notamment sur ce morceau si je ne m’abuse. L’album hirsute de prime abord, dévoile son charme indéniable au bout de quelques écoutes et  ce cabaret du bout du monde révèle un univers baroque et bordélique des plus attachants.

11 : POles : vistule “Marmyteran” Autoprod 2012

Encore une très bonne découverte grâce à l’inusable webzine Perte et Fracas. Ce groupe parisien propose une noise rock sombre et aride, traversée d’éclairs électriques. Colossamite, Oxes ou Doppler sont les premières références qui me sont venues à l’esprit en écoutant ce premier album. POles n’hésite pas à emprunter rythmiquement des chemins de traverse pour mettre en exergue sa hargne et sa colère. Un disque qui aurait mérité de figurer au catalogue Skin Graft. Quelques légers pêchés de jeunesse (titres un peu trop longs et enregistrement trop à plat…). Vivement la suite en tout cas

12 : Christian Bland & The Revelators : sounds like 1969 « Pig Boat Blues » Reverberation Appreciation Society 2012  

SebHache : « Second  album solo pour Christian Bland, guitariste des Black Angels/UFO CluB… Psyché classique dans une veine Syd Barett/Velvet Underground. Il sera bien évidemment au festival qu’il organise avec ses potes, à savoir l’Austin Psyche Fest. »

13 : The Saint James Society : the ballad of the white horse “ep” Teepee 2012

SebHache : « Ils viennent d’Austin, ils font du psyche/shoegaze , rien de nouveau sous le soleil d’Austin, mais avec un coté très anglais pour le son. C’est très prometteur et on risque fort d’en reparler dans pas longtemps ».

14 : Yvette : erosion “ep” God Make Records 2012

Leur précédent et premier single ne nous avait pas véritablement transcendés. Ce groupe de Brooklyn, rendait alors une copie un peu trop proche de celle d’Health. Ce nouvel ep nous offre un tout autre visage, plus influencé par Savage Republic et Cop Shoot Cop. Cet ep est un must en matière de noise tribale et la sortie prochaine de leur premier album devrait confirmer tout le bien que l’on pense de  ce deux titres. Indispensable !

15 : Le Prince Harry : no brain “It’s Getting Worse” Rockerhill/Teenage Menaupause  2012

Nous avions découvert ce groupe belge au travers d’un split album avec Duflan Duflan. Leur Front Wave avait marqué nos esprits et c’est avec une certaine impatience que nous guettions la sortie de ce premier album. Devo, Clinic balisent toujours leur terrain d’expression mais leur post punk a trouvé sa personnalité entre Total Control et Pop 1280. L’album est gorgé de hits et il est très difficile, voire impossible de ne pas se déhancher à l’écoute de  ces brûlots de noise discoïde enfiévrée. La grande force du disque est de varier les tempo et les ambiances.  Le Prince Harry ne se contente  pas d’appliquer durant ces neuf titres une seule et même formule, offrant une relecture pertinente du spectre post punk dans toute sa diversité.

16 : OFF : King King Brigade « st »  Vice 2012

SebHache : « Premier extrait du futur album de OFF! Musicalement hardcore / punk oldschool avec un côté très rock n roll, mais cette fois-ci la voix c’est la cata, beaucoup trop en avant ».

17: Friend Collector : arousing prejudice “st” Autoprod 2012

On a enfin pu écouter en intégralité le premier mini album de ce groupe américain au sein duquel on retrouve des membres de The New Flesh. Terrible noise rock de Baltimore oscillant entre Godheadsilo, Glazzed Baby et Playing Enemy, complètement halluciné porté par une basse tellurique et des hurlements spongieux. Friend Collector est assurément la formation actuelle qui se rapproche le plus des mythiques Table et il n’est pas question ici d’une copie conforme mais d’une formation à même ce de creuser avec un talent insolent le même sillon musical !!!!!!!!!!!!!!!!!

 18 : The Wedding Present : you’re dead “Valentina” Scopitones 2012

Ah les Wedding Present! Une longue histoire entamée un soir de 1988 lors de l’écoute leur compilation de singles « Tommy » et notamment du titre « Go Out and Get Em Boy »  qui m’a permis de découvrir des sonorités auxquelles je n’étais pas encore habitué. La New Wave et le Rock Alternatif étaient désormais derrière moi. J’ai tout aimé du groupe jusqu’à « Hit Parade 2 » avant de complètement décrocher sur la suite des évènements. Les weddoes avaient splitté à la fin des années 90 avant de se reformer en 2004, sortant d’ailleurs l’année suivante un très bon album « Take Fountain ». Le disque suivant tous comme les concerts de la tournée étaient par contre d’un très faible niveau. Malgré les bonnes critiques, j’ai tardé à écouter cet énième disque des Wedding Present et comme souvent, j’ai eu tort. Le début de l’album est excellent, à mi chemin entre « Hit Parade » et  « Seamonsters ». David Gedge a retrouvé un semblant d’inspiration qui s’estompe sur les derniers titres mais leur pop rock mélancolique a réussit à réveiller en moi mon amour pour ce groupe.

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