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Psalm Beach LP

Psalm Beach : « Nowhere In Particular» Autoprod 2014

Psalm Beach fait partie des quelques groupes qui m’ont véritablement ancré ces dernières années. Leur premier maxi a été une véritable révélation et appartient déjà au registre précieux de mes « Classiques ». Dans vingt ans, ces quatre titres auront la même résonnance que Slint, Rodan ou Unwound actuellement. A chaque passage radio, à chaque diffusion dans un mix, les réactions étaient nombreuses et enthousiastes : « mais c’est quoi ce truc, c’est terrible, c’est qui au fait, tu peux nous noter le nom exact et les références ? »…

De ce côté-ci de l’atlantique, le disque a été très bien accueilli et je n’étais pas le seul à attendre fébrilement la sortie de leur premier album. Psalm Beach allait-il arriver à me séduire une nouvelle fois ? Une attente douleur. Les premières écoutes en format numérique ont rendu un verdict implacable : la production est assez moyenne et le son général est un peu étouffé. Le son du maxi était plus aéré. Le groupe a peut-être rencontré un problème de mastering car il faut vraiment mettre le disque assez fort pour en profiter pleinement.

Une fois ce constat établi, impossible néanmoins de ne pas succomber au charme vénéneux de leurs nouvelles compositions. L’axe « Slint-Joy Division-Lowercase » est toujours présent mais d’autres influences plus shoegaze (My Bloody, Loop) font leur apparition. La mélancolie à fleur de peau est désormais plus onirique. La qualité des lignes de basse est une nouvelle fois renversante tout comme les parties de guitare. Certains arpèges cristallins ne sont pas sans évoquer les arabesques sonores des Kill The Thrill. « Nowhere In Particular » révèle une noise poudreuse traversée d’éclairs électriques. Lorsque le chant s’étrangle, à bout de souffle, le frisson est total et l’émotion immense. Psalm Beach ne triche pas, vivant par et pour sa musique.

Certes le disque n’est peut-être pas le chef d’œuvre espéré (quoique…) mais il n’en reste pas moins bouleversant, la faiblesse de la production lui conférant même une intimité sonore qui le rend très très attachant.

DL

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