K-Fuel 2011

Kfuel en Trans

Petite sélection très subjective de concerts à aller voir durant les Transmusicales 2011

Mercredi 30 Novembre :

Et pourquoi pas une petite ballade à l’Air Libre pour assister à la première partie des quatre soirées consacrée au label Kütu Folk. L’avantage avec les places assisses, c’est que l’on peut s’assoupir le temps d’un set ennuyeux. Au menu ce soir, Delano Orchestra, Zak laughed et St Augustine.

Jeudi 01 Décembre

Avant de se rendre à La Bascule pour voir et Otto et Thomas le Corre, il vous sera possible d’assister gratuitement à l‘Ubu vers 14H30 au concert des Spadassins, un groupe rennais qui oscille entre rock, soul et musique yéyé. Dans les meilleurs passages, on peut songer aux Make Up, dans les plus mauvais, impossible de ne pas évoquer les Satellites.

Même endroit vers 16H50, on pourra apprécier le set des Monkey & Bear, une formation pas mal influencée par Dan Deacon et Jookabox (Asthmatic Kitty  mon kiki).

Si vous êtes au Centre Ville, on vous suggère le Barhic avec la venue de la chorale pop Crane Angels et si vous possédez le sésame pour rentrer Salle de La Cité, pourquoi ne pas aller jeter un coup d’oeil sur les Arcade Fire du coin : Bumpkin Island.

Il sera alors grand temps alors de vous rapprocher de la Bascule!!!.

Vendredi 02 Décembre

« Le jour le plus long »

Tout commencera à l’Ubu vers 14H pour assister si c’est possible au concert des Juveniles (groupe electro-rock rennais récemment signé sur Kitsuné, assez branché sur Depeche Mode). Même heure mais juste à côté, concert d’Hanni El Katib qui risque fort de dévaster la médiathèque des Champs Libres s’il joue en électrique

Retour à l’UBu vers 15H30 et la synth pop des Splash Wave (Ariel Pink vs Moroder). Tant qu’à être à L’Ubu, autant jeter un oeil sur le rock folk de Wonderboy. Et si vous en voulez encore, il sera possible de découvrir sur scène le math rock des Lillois de Shiko Shiko.

Allez Retour au Centre et direction les bars avec plusieurs propositions :

Au Sambre : Les terribles Good Damn et Holstenwal

A L’artiste Assoiffé : Beat Mark et les excellents Feeling of Love

Au Barhic : retour des Honey For Petzi avec la nouvelle sensation du label Constellation : Pat Jordache

Sans oublier Antilles (avec un membre de Sister Iodine), Piano Chat et No Pilot à la Bascule.

Pas envie d’aller des bars bondés, les grands halls du Parc Expo vous attendent

Et dès 21H30 vous pourrez découvrir Zah!, math rock tropical dans le Hall 4. Un groupe qui vous est recommandé par le batteur de l’extrême : Pierre Marolleau (For Damage, ………..) ,

Impossible ensuite de passer à coté des imparables  Kakkmadafakka (Housemartins vs Kings of Convience vs Bee Gees..) pour ce qui s’annonce comme le concert pop de la soirée

Un peu de patience et vers 00H20, sur la scène du hall 4, on découvrira enfin  Colin Stetson, auteur d’un des plus beaux disques de l’année, l’énormissime « New History Walfare Vol.2 : Judges » sorti sur Constellation. Un sax, des pédales d’effet, les ombres d’Albert Ayler, d’ArvoPärt et Colin, seul en scène pour une prestation hautement risquée, ça passe ou ça casse.

Pourquoi ne pas ensuite ne pas regarder le concert d’Alexander Tucker, stoner, pyschédélisme seront au rendez-vous

et puis, il sera temps d’aller danser sur Factory Floor et le feu nourri de leurs stroboscopes. On attend aussi ce moment avec grande impatience ,en grands fans de New order, Section 25 que nous sommes.

Samedi 02 décembre :

Retour à L’Ubu vers 14H pour y écouter les 50 Miles From Vancouveur et leur pop shoegaze à la Beach Fossiles, Field Mice.

A 16H50, présence obligatoire pour le set de Mein SohnWilliam et son univers si singulier, entre Zerö, Animal Collective et Dan Deacon.

Pourquoi ne pas rester ensuite tailler le bout de gras sur l’electro rok tendance DFA des Brestois d’Im Takt.

Vous serez dans les temps pour vous rendre après  à La Bascule écouter les Fago Sepia et Moller Plesset, pour une soirée qui s’annonce haute en couleur et animée par les Dj de la Cie Kfuel.

Au parc expo ce soir là, les concerts des Shabazz Palaces, Agoria, Don Rimini, Hanni El katib, Janice Graham Band vaudront aussi surement le coup d’oeil.

Gwenk


K-Fuel 2011

Pinback si proche, si loin

Pinback & The Missing Season à l’Antipode (Rennes) mardi 22 Novembre

20H30  11/13 euros

http://www.antipode-mjc.com/evenements-antipode-mjc/concerts/pinback-et-the-missing-season/

Alors qu’on se lamentait en 1998 sur la mise en sommeil des Three Mile Pilot tout  en se consolant avec leur inoubliable compilation : « Songs From an Old Town We Once Knew », paraissait presque simultanément deux nouvelles formations issues du groupe de San Diego :

  • The Black Heart Procession formé par Pall Jenkins et Tobias Nathaniel
  • et Pinback avec Armistead Burwell Smith IV qui enrôla pour l’aventure son ami Rob Crowe, auteur quant à lui d’albums solo très indie Lo Fi.

1999 voit la parution de leur premier album « This is a Pinback CD » et ce disque continue encore de hanter notre platine. Le duo avait réussi le tour de force de combiner des influences anglaises (Smiths, Stone Roses) avec l’indolence de la nouvelle scène indé américaine : Sebadoh, Pavement, Halo Benders. Le disque est réussi de bout en bout, contenant de véritables instants d’éternité, à l’image du morceau « Tripoli » , qui résume à lui seul l’ennui adolescent  des films de Gus Van Sant et de Larry Clark.

Suivront trois autres albums plus ou moins réussis mais Pinback durant cette décennie semblait plus à l’aise sur le format court, multipliant les ep de toute beauté.

En 2009, ils annonçaient la sortie imminente de nouveaux enregistrements. Ce n’est qu’à l’occasion du Records Day de cette année, que l’on a pu enfin jeter une oreille sur des titres inédits puisqu’ils publiaient un nouvel ep pour soutenir la promotion du vinyle. Le morceau « Sherman » faisait mouche une nouvelle fois, annonciateur d’un nouvel album pour février 2012

Nous risquons fort de le découvrir en avant première sur la scène de l’Antipode. Un concert sous haute mélancolie à ne pas manquer assurément!!!!

Gwenk


K-Fuel 2011

De Gonzague & The Forks en concert au Gazoline le 16/11/2011

Soirée math rock noise mercredi 16 Novembre au Gazoline (24 Rue Nantaise)

20H30 3 euros

avec De Gonzague & The Forks

De Gonzague : Duo guitare -batterie en provenance de Lyon,  influencé par Chevreuil, Explosions in The Sky, Don Caballero

http://www.myspace.com/2gonzague

The Forks : Duo instrumental guitare-batterie basé en Mayenne inspiré par Shellac, Shipping News, Thee Silver Mt Zion.

http://theforks.bandcamp.com/


K-Fuel 2011

Moller Plesset : Back From Black

Moller Plesset : « Hartree Fock, Method » In My Bed 2011

Ce groupe rennais ne finira jamais de nous surprendre . Formé autour de 1997, et après des début tonitruants dans les bars rennais, Moller Plesset attendra néanmoins 2003 pour publier son excellent premier album « Rather Drunk Than Quantum » avant de sortir sans doute trop vite un nouveau mini lp deux ans plus tard « The Perturbation Theory ». Malgré la présence de bonnes compositions, le groupe avait perdu un peu de piquant dans des périodes d’enregistrement trop espacées les unes des autres. Quelques concerts plus loin, quelques déménagements professionnels plus tard, plus personne n’attendait et ne demandait un nouvel enregistrement de Moller Plesset. J’avais entendu parler d’une maquette, on m’avait même passé un extrait de mise à plat mais je ne croyais pas à une sortie physique de ces sessions qui semblaient plus correspondre à un chant du cygne qu’à un nouveau départ. Oui mais voilà, Moller Plesset,c ‘est l’histoire d’une bande de potes qui prennent toujours autant de plaisir à se retrouver et à jouer ensemble. Et comme ces derniers temps, les retrouvailles se faisaient rares, le plaisir de jouer en a été décuplé et ça s’entend.

Jamais Moller Plesset n’a autant maitrisé son sujet. Durant ces années d’absence, les Moller ont continué d’écouter ce qui sortait. Ils ne sont pas endormis sur les même vieux disques d’Us Maple ou d’Oxes. Le résulat de ces écoutes diverses et variées est un quatre titres, enregistré en deux jours, époustouflant en matière de noise rock.

Le son tout d’abord est très très bon, suave et âpre, idéal pour embaumer leurs dissonances harmoniques. Mais ce qui impressionne le plus cette fois-ci, c’est leurs compositions.  Oxbow, Beefheart et Jaks ne sont plus que des citations tant le groupe dévoile désormais un spectre sonore personnel et intriguant. Les deux chants mettent le feu à des mélodies de toute beauté.  « I Hear » concurrence le « bad Addiction » de Porch au titre de meilleur morceau de l’année et « Love affair in Chemnitz » les voit accoucher d’une mélodie à se taper la tête contre les murs. Eblouissant et merci à In My Bed d’avoir sorti ce disque indispensable.

Ce maxi avait été proposé à d’autres labels qui sont complètement passés à côté de leur sujet. On a tous le droit d’avoir de temps en temps de la merde entre les oreilles. Et quelque part, Moller sur un label pop, ça correspond très bien à leur parcours sinueux et iconoclaste. Du Grand Oeuvre en tout cas.

Lire

Tiré en vinyle à 300 exemplaires et commandable ici


K-Fuel 2011

Kim Phuc une attente douleur

Et oui, le label Iron Lung (qui sort également le nouveau Slices) nous l’a confirmé, le premier album de Kim Phuc  « Copsucker« va bel et bien voir le jour avant la fin d’année.

Depuis la sortie de l’inoubliable single « Weird Skies/Suicide Circle » sur Dear Skull, ce groupe de Pittsburgh découvert en 2008 via leur premier ep « Prostitue » publié sur Golden Happiness, n’avait plus donné signe de vie. J’étais persuadé que Kim Phuc s’était séparé dans une indifférence crasse. Il n’en n’est rien et c’est avec une certaine impatience que l’on va guetter la sortie de ce premier album.Pour tout dire, j’ai tellement hâte de l’écouter que je risque fort d’être déçu lors des premières écoutes.

Il faut bien avouer que leurs deux derniers singles « Weird Skies.. » et « Wormwood Star », sorti lui sur Criminal IQ, sont avec le « Skinheaded Lady » de Clockclceaner mes singles préférés de la dernière décennie en matière de noise rock. Ce sont d’ailleurs les seuls singles rock à provoquer des réactions dignes de ce nom lors de dj set. Le dernier soir  du festival Africantape, les réaction étaient assez dingues autour de ces trois disques : c’est Clockcleaner ça!!! Mais ça sort d’où Kim Phuc!!! Mais c’est ENORMEEEEE!!!!

      

Et pourtant musicalement, Kim Phuc n’a rien de très original,oscillant entre les Stooges, Hot Snakes et les Dead Kennedys. Par contre ils excellent dans l’art du riff pur et dur, celui qui vous retourne littéralement et qui s’insinuera à tout jamais dans votre subconscient.  « Wormwood Star » , » Weird Skies », Suicide Circles » sont de véritables hymnes  portés par un chant incandescent. La voix de Rob Henry fait passer énormément d’émotion et emporte tout sur son passage. Je me vois lever le poing au premier rang avant de succomber littéralement sous ses harmonies .Ces fabuleux singles sont désormais épuisés et se négocient maintenant autour de 30 euros pièce. Tout occupé à en faire la promotion, je suis arrivé trop tard pour les posséder physiquement. Quel con!!

Vivement l’albummmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmm!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

Vous pouvez écouter ici un extrait de cet album

GwenK


K-Fuel 2011

Chausse-Trappe et Essa.M en concert

Affiche Chausse-Trappe & Essa.m

Nove Code Présente :

Chausse-Trappe (Rennes/Nantes/Bordeaux)

Longs morceaux instrumentaux répétitifs et fortement hypnotiques. Une base sonore guitare/basse/batterie soutenue par le bourdon d’un violon électrique.

Essa.M (Rennes)

Performance électroacoustique sur laptop. Une aventure sonore totale et expérimentale.
Bar La Lanterne – 13 Quai Lamennais (A proximité de la Place de Bretagne) – Rennes
Vendredi 14 Octobre - 20h30

K-Fuel 2011

Native Cats : Bass is More

Native Cats : « Process Praise » Ride The Snake 2011

C’est en mars 2010 que j’ai découvert la musique de ce duo formé en 2007. Orignaires de la ville d’Hobart (plus connu pour sa transat que pour sa vivacité musicale), Julien Teakle et Peter Escott venaient de publier un single sur le label White Denim. Si le premier avait déjà officié dans des formations post punk (Frustrations, Bad Luck Charms..), le second, acteur de théâtre, ne connaissait pas grand chose en musique, se contentant de poser sa voix sur les lignes de basse de Teakle et de temps en temps de toucher  un clavier ou autre instrument pour combattre l’ennui des répétitions. Je vous invite à consulter son blog ou il décrit de manière assez hilarante le processus d’écriture des paroles de leur premier album « Always On », sorti en autoproduction en 2009 et qui a bénéficié en 2010 d’une sortie vinyle sur Ride The Snake.

Depuis cette emission du 11 mars, Lester et moi n’avons eu de cesse de vanter les mérites des Native Cats. Leur musique est assez minimaliste, un chant scandé dicte sa loi à des lignes de basse répétitives sur des programmation rythmiques souvent réduites à leur plus simple expression. De temps en temps, des harmonies de clavier ou de melodica traversent de manière aléatoire cet univers sonore fort sommaire. Native Cats a en fait appliqué un traitement dub au minimalisme pop d’un Beat Happening. On songe évidemment aux Young Marble Giant mais les Native Cats proposent un spectre musical plus sombre, hanté par The Fall, Can et PIL.

Le premier album,  et le single suivant semblaient avoir fait le tour de la question et j’étais un peu inquiet à l’idée d’écouter un nouvel album, enregistré seulement un an après son prédecesseur. J’étais presque sûr dêtre déçu, préparant mon laïus habituel sur l’absence de candeur et la perte d’innocence mais les deux morceaus mis en écoute cet été par le label ont  fait voler en éclat ces appréhensions.

Julien Teakle est à l’heure actuelle très inspiré au niveau des lignes de basse et le groupe aurait eu tort de ne pas enchainer les enregistrements, perdant sans doute au passage toute sa spontanéité. Ils ont par contre invité des amis à venir partager le chant sur deux titre dont le fabuleux « Wearing The Killer ». J’espère de tout choeur fredonner ce morceau jusqu’à ma mort. « Always On » était déjà un super album mais que dire de « Process Praise »!!!! Intemporel, singulier mais familier, troublant, touchant, désarmant!!!.

Le niveau mélodique est incroyable, le chant d’Escot est entêtant à souhait, mais le groupe a surtout progressé dans la mise en valeur  de son intimité. A chaque fois que le morceau semble commencer à tourner en rond, survient un mélodica, un clavier, une guitare, ou une autre harmonie vocale pour relancer la matrice sonore. « You Need a Driver »  et « Eyes of The gang » en sont la plus parfaite expression. Un univers aride, hostile déchiré par la transgression.

Sublime, tout simplement et l’un des grands enregistrements de notre époque. A noter que la version vinyle ne comporte pas le même tracklisting que celle du CD. Cette dernière contient « Less Often » et « K Man » qui ne figurent pas sur le 33t qui lui, recèle le monstreux « The Singer is Dead To Me ».

GwenK

(qui rêve de voir un jour ce groupe jouer sur Rennes)


K-Fuel 2011

Prochains concerts Kfuel

Samedi 22 Octobre – Le Bar’Hic

Berline0.33

http://fr-fr.facebook.com/pages/berline033/170301996309

+ Dj’s


K-Fuel 2011

Les Cahiers de Vacances de Kerozene

Ouupsss!!!!! Nous allons enfin commencer à podcaster les playlists des cinq émissions réalisées cet été.

A bientôt


K-Fuel 2011

PINK CITY sous distorsion

PINK CITY : « Designing Women » Autoprod 2011

Une boîte à rythme évoquant Big Black, un chant proche d’Unsane, des guitares rappelant Distorted Pony, un son dantesqe à la A Place to Bury Strangers. Le décor est planté et il faut bien admettre que ce premier album de Pink City donne le tournis. Les références sont présentes mais il ne s’agit pas de révérences, bien au contraire. Après deux très bons ep, le duo anglo américain signe ici une oeuvre maîtresse en matière de noise rock, tendue, intraitable et difficile à écouter d’une traite. L’ouïe siffle et les larsens donnent le tempo d’une trame sonore que n’aurait sans doute pas renié Ian Curtis lorsqu’il songeait à collaborer avec Throbbing Gristle. Le disque est étouffant, étourdissant et assourdissant. Parfaite bande son d’un quartier d’après guerre. Uniquement disponible à l’heure actuelle en format digital.

GwenK